Quand la mode rencontre le street art

La mode, le street-art, deux formes d’art et d’expression à la fois si différentes mais si liées, s’inspirant mutuellement pour nous en mettre plein les yeux… En effet, depuis ces dernières années, la frontière entre les deux est infime, les collaborations nombreuses et hautes en couleurs. Véritable projet artistique ou stratégie marketing visant à toucher un public plus jeune, plus urbain, plus cool ? Telle est la question…

Quand la mode rencontre le street-art…

La mode, le street-art, deux formes d’art et d’expression à la fois si différentes, mais si liées, s’inspirant mutuellement pour nous en mettre plein les yeux… En effet, depuis ces dernières années, la frontière entre les deux est infime, les collaborations nombreuses et hautes en couleurs. Véritable projet artistique ou stratégie marketing visant à toucher un public plus jeune, plus urbain, plus cool ? Telle est la question…

Quand le street-art inspire la mode…

Outre le fait que la tendance street-wear se développe plus que jamais parmi les marques de prêt-à-porter, voire, de haute-couture, le street-art en tant que tel fait également ses apparitions dans de nombreuses collections. Retour sur quelques collaborations qui ont fait trembler la fashion sphère…

Alec Monopoly x TAG

Le street-artiste Alec Monopoly s’est fait connaître par ses graffitis anti-capitalistes, dénonçant notamment la crise des subprimes et mettant en scène le célèbre personnage du jeu Monopoly. En 2017, l’horloger TAG Heuer fait appel à lui pour une collaboration colorée, audacieuse et provocatrice, à l’image de son travail.

Ralph Lauren x Hellbent

Le street-art prend également possession des façades de boutiques de grandes marques. C’est le cas de Denim & Supply Ralph Lauren en 2013, qui a complètement relooké son store d’Union Square à New York, dans le cadre du projet « Wall Art », qui proposera également une série de vêtements en édition limitée. On se souvient notamment d’Hellbent, jeune graffeur, le premier à s’atteler à la tâche. Une initiative audacieuse et inspirante, d’autant plus que les fonds réunis par le projet ont intégralement été reversés à la School of Visual Art, qui a notamment accueilli Keith Haring.

Monopoly X TAG

Stephen Sprouse x Louis Vuitton

Sans aucun doute une des collaborations les plus famous des années 2000… Marc Jacobs, alors à la tête de la maison Louis Vuitton, rend hommage en 2009 au créateur et artiste Stephen Sprouse disparu cinq ans plus tôt, avec une collection inspirée par son travail. Stephen Sprouse, figure historique de la mode des 80’s connue pour ses motifs graffitis punk et pop, avait d’ailleurs déjà réalisé une collection capsule pour LV en 2001.

Vicomte Arthur x Nasty

Le roi du polo BCBG prend un nouveau tournant en 2014, avec sa collection en collaboration avec le graffeur Nasty. Une rencontre riche et inspirante entre deux univers complètement différents, la ligne « Vicomte Arty » a su séduire une nouvelle cible plus urbaine grâce à ses produits exclusifs décalés et originaux, mais toujours d’une grande qualité certifiée Vicomte A.

Kongo x Hermes

Pour sa collection automne-hiver 2011-2012, Hermes a fait appel au graffeur Kongo, qui revisitera le célèbre carré de soie avec ses tags urbains colorés. Véritable réinterprétation street du foulard de la prestigieuse maison de couture française, les bénéfices de cette collection exclusive intitulée « Graff » furent reversés au collectif de soutien aux jeunes artistes Kosmopolis, créé par le Kongo.

Honet x Lacoste

Pour la saison printemps-été 2011, l’artiste parisien Honet signe une collection capsule pour la marque emblématique Lacoste, dans le cadre de la ligne L !VE.

Et que la mode inspire le street-art…

En avril 2014, un groupe de street-artistes composé de Kashink, Niark et Hopare, a détourné la campagne de pub Converse « Shoes are boring. Wear sneakers » affichée dans le métro parisien, et ce, avec l’accord et le soutien de Métrobus, la régie publicitaire de la RATP qui plus est !

Mais n’oublions pas que le street-art est à l’origine un moyen d’expression contestataire…il y a deux ans, l’artiste Firl prenait à l’assaut les rues de Londres en détournant les publicités des grandes maisons de couture… Les mannequins Chanel, Dior ou encore Yves Saint Laurent se sont toutes vues coiffées d’une burka dessinée au feutre noir.

Obey, emblème du lien étroit entre mode et street-art ?

Obey et son créateur illustrent parfaitement cette ambigüité. En effet, son fondateur l’américain Shepard Fairey est une icône l’art urbain, et ses œuvres ont aujourd’hui largement été adoptés par la communauté skate et street-wear, arborant fièrement vêtements et accessoires de la marque Obey Clothing.